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Les chroniques de la vie de l’atelier, épisode 1 : Les foires.

Bonjour ami lecteur, toi qui t’intéresse aux coulisses des Éditions ; nous aimerions attirer ton attention sur l’importance des foires dans la vie de notre atelier.

Ici, tout s’agite. Alors que les feuilles des arbres tombent lentement en cette fin d’année, nos feuilles devenues estampes doivent venir orner  nos jardins. Ces jardins – il y en a plusieurs – , sont les salons dans lesquels nous allons à votre rencontre.

Ces feuilles que l’on accroche sur nos stands, ces œuvres auxquelles nous donnons vie, achèvent leur croissance pour se présenter dans leur pleine maturité à vous, curieux et passionnés qui arpentent les foires pour les découvrir.

Si vous avez eu l’occasion de contempler ces récoltes lors de l’un de nos nombreux événements, vous ne vous doutez probablement pas de quels formidables efforts nous déployons à chacune de ces occasions.

C’est en substance ce que nous vous proposons d’expliquer ici.

Les choix ont leur saison que les saisons ignorent

Avant de déplacer le moindre monotype, il convient de faire des choix. Et cette année il y a plus de choix à faire que d’ordinaire. En effet, l’atelier sera présent à Strasbourg et au même moment à Hambourg.

Fort de ce dédoublement, nous devons choisir quelles créations seront du voyage. Et c’est alors que notre chef d’orchestre, Rémy Bucciali, taille notre arbre, pour lui donner l’allure que vous lui connaissez.

Nos cartons sont alors remplis d’œuvres qui marquent notre histoire comme autant de racines sur lesquelles nous continuons de pousser. Mais aussi d’œuvre plus vives et récentes, qui constituent les branches nécessaires à la perpétuelle ascension à laquelle nous participons humblement.

Mais dans nos cartons, dans nos accrochages, il y aura toujours de la place pour une feuille aux couleurs différentes. Ou encore pour une jeune pousse qui saura, nous en sommes certains, grandir au gré des émotions que vous nourrirez pour elle.

Ces choix une fois effectués, le bal peut commencer.

Le bal des œuvres

Le bal des œuvres, c’est le moment où dans une formidable chorégraphie, nous préparons les foires.

Les chariots se croisent, avec une vive délicatesse. Car dans cette danse, nos partenaires d’encre et de papier ne supportent que les pas souples et assurés. Les estampes sont chargées et apprêtées pour le voyage.

Puis c’est le ballet des balais, des chiffons et des éponges. L’atelier vit, même quand il se vide de ses enfants.

Il n’y a d’ailleurs pas que les œuvres qui dansent. Nous devons accorder nos pas une dernière fois avant le départ. Car même à deux endroits en même temps, l’atelier existe comme une seul entité.

L’accrochage est notre accroche

Enfin nous voici arrivés sur les lieux, c’est à chaque fois le même rituel. On se déploie, on accroche. Le geste sûr, en suivant les instructions de notre compositeur, nous disposons.

L’heure est à la création. Nous devons en effet, dans un espace limité, transposer un peu de l’esprit de nos artistes, et celui de notre atelier.

Une fois la tâche achevée, c’est à vous de travailler. Oui à vous, qui devrez dénicher l’estampe qui vous attend dans notre jardin.

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